Si les sorcières existent vous les trouverez entre Sare, Zugarramurdi et sa grotte assurément!

« Sorcière », voilà un mot qui peut faire frémir, rigoler, effrayer ou auquel on ne porte que peu d’intérêt tant il est évident que les « sorcières » n’ont jamais existé! Quelque soit sa réaction, il entraine cependant toujours dans son sillage quelques histoires d’un autre temps. Parce que tout le monde a une anecdote à raconter sur les sorcières!
Ont-elles existé, sont-elles réellement dotées de pouvoirs magiques à l’instar des sorcières de « Charmed », ou sont elles seulement des femmes émancipées qui trouvaient toutes les ressources nécessaires dans les plantes et dans leurs convictions?


Quand on prend le temps de s’aventurer du coté de Sare vers ses grottes ou dans sa foret, c’est toute une histoire qui nous accompagne sur le chemin. Emprunte de mythes, légendes, histoires vraies et traditions, on se fraye un passage parmi l’Histoire de cette terre. En dehors de la marche des sorcières, que je vais vous raconter un petit peu plus bas les visites sont nombreuses dans ce coin ci. De nombreuses cueilleuses et herboristes connaissent bien cette foret et les environs pour y trouver tout ce dont elles ont besoin afin de créer leurs mélanges de plantes et herbes médicinales. L’atmosphère y est chargée en énergie à n’en pas douter. Mais n’oublions pas que toutes les forets ont ce pouvoir ressourçant.

Zugarramurdi et sa grotte

Au sortir de la foret en suivant une route balisée, c’est à Zugarramurdi en Espagne que vous arrivez! Alors là, attention, tout le monde a déjà entendu parler du « fameux » village des sorcières! De nombreuses célébrations y sont encore pratiquées tous les ans. Tristement célèbre pour avoir été la cible d’une grande chasse aux sorcières en 1610. On y vient aujourd’hui comme en « pélerinage » pour comprendre quelle fut cette histoire. A flan de coline le village pittoresque est tout petit mais magnifique. Coloré, chaleureux et mystique, les 232 ames qui y vivent à l’année, sont appelés les « Zugarramurdiarra » ou les « Zugarramurditarra ».

Alors, réel village des sorcières, où fantaisie? Les Mythes et la Réalité s’entremêlent pour offrir à l’imagination un passionnant voyage dans le temps. Mais ce village n’aurait très certainement jamais attiré toutes ces dénonciations ainsi que l’inquisition espagnole s’il n’y avait pas eu sa grotte. Celle-ci a en effet accueilli jusqu’au XVIIe s, des sabbats, (réunions païennes au cours desquelles hommes et femmes se soustrayaient un moment de la vie quotidienne grâce à des festins effrénés, des danses autour du feu et des orgies au clair de lune).
Complètement dépourvue de stalactites et de stalagmites, sans peintures rupestres sur ses parois, elle présente cependant un intérêt pratiquement unique. En effet, une aura magique l’entoure.
La cavité principale de ce complexe carstique superficiel est née « d’Infernuko Erreka », la rivière de L’Enfer, toujours active aujourd’hui. Cela a crée un site long de 120 mètres et large de 10-12 mètres, du nord vers le sud ouest. Au dessus de la grotte se trouvent deux galeries, dans la même direction que la cavité principale.

C’est donc ce décors hors du commun entre Sare et Zugarramurdi qui sert d’écrin pour la marche des sorcières de Julien . Une randonnée ludique et accessible au plus grand nombre sur les traces de l’Histoire de cette terre. Julien le guide, créateur et fondateur de cette expérience vous transmet avec passion et partage tout son savoir et son admiration pour cette partie de l’histoire de ces terres. Il le dit lui même en effet « Petit garçon, je cherchais déjà les Sorginak sur le sentier de la Xareta. Dire que ces lieux m’ont adopté n’est pas un euphémisme… Tous mes voyages, tous mes chemins m’ont toujours ramené ici ! Ma grand-mère m’a souvent dis de ne jamais suivre seul les Sorcières dans la forêt… Et pourtant aujourd’hui je raconte leur histoire chaque jour avec passion ! »

L’expérience est très intéressante, et la visite de la grotte vient en effet illustrer tout ce qu’il a pu nous raconter en amont de la découverte. C’est ainsi que l’on peut se poser la question… vrai questionnement sociétal sur la place de le femme dans la société ou réel pacte avec le diable qui prenait possession des sorcières pour qu’elles vivent de manière dépravée? Une chose est sûre c’est que ces femmes qui vivaient seules, émancipées et autonomes en pleine nature effrayaient bien plus que le diable lui même.

Je ne vais pas vous raconter en détail bien évidemment ici toute l’histoire tant la découverte sur place reste la plus intéressante mais ce point de vue de l’histoire reste fascinant. Moi qui lis en parallèle l’essai passionnant de Mona CHOLLET , Sorcières « La puissance invaincue des femmes » , les femmes quelque soit l’époque dérangent toujours.

Le débat est vaste et sans fin, bien entendu chacun se place ou il le souhaite. Si le sujet vous interpelle, le mieux est encore de se rendre à l’origine. Là ou tout a commencé.
Je vais quand même reprendre ici un point que je trouve fondamentale celui de l’étymologie du mot, qui nous donne deux interprétations majeures possibles… L’importance et l’intérêt sont de taille. Vous choisirez alors celui qui vous convient le mieux.

Indications Etymologiques et définitions autour des sorcières

« Qui étaint donc ces sorgin-sorcières?
Il existe deux versions quant à l’origine du mot Sorgin. Selon la première version c’est sortze-gin (naissance-agir), c’est à dire sage femme. L’autre version préférée zorte-gin (sort-agir), diseuse d’avenir, faiseuse de sorts, oracle. Tout comme la rivière d’Enfer a usé les rochers, l’utilisation du sorgin en a usé le sens. la légende des sorcières nous est parvenue, mais pas la vérité intérieure. Les histoires de sorcières mais pas l’Histoire. »

* Petit lexique de base à usage des novices:

Sabbats de sorcières : « Assemblée nocturne de sorciers et de sorcières, tenue dans un lieu désert souvent élevé, dans laquelle le culte rendu au diable, les danses et les orgies rappellent ceux de l’antiquité païenne; pratiques auxquelles on s’y livre. Nuit de sabbat; ronde de sabbat. »

Akelarre: Akelarre (du basque aker : « bouc » et larre : « lande »), est le terme basque pour désigner l’endroit où les sorcières célèbrent leurs réunions et rituels et un lieu de la mythologie Basque. Un des akelarre les plus connus est celui célébré dans la grotte de Zugarramurdi . On donna au rite le nom du lieu où il se célébrait. Akelarre est le nom du pré situé devant ladite grotte.

Je vous invite à travers les photos à suivre ce chemin entre Sare et Zugarramurdi en passant par sa grotte. De quoi découvrir une nouvelle facette du Pays Basque!

Le Pull avec les jolies citations Bihotz Paris .
« In Basque we don’t say darling, we say laztana which also means “caress” parfait pour cette saison!

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