Visiter l'incontournable Kyoto, Gion, ses Geishas, KIYOMIZU-DERA et son centre ville historique

Je ne suis pas arrivée à Kyoto dans le meilleur état d’esprit qu’il soit… Fatiguée, après quelques « galères » de voyage et complètement désorientée après cette parenthèse hors du commun à Hakone (dont je vous parle juste ici ).
Si la découverte de Tokyo fut comme dans un rêve, de nuit en pleine effervescence de Shinjuku avec tous ses panneaux lumineux, il n’en fut vraiment pas de même pour Kyoto. Alors que les quartiers de Tokyo sont tous plus vivants les uns que les autres on se rend très vite compte qu’il n’en sera pas de même ici. Et s’en est même bouleversant. Arrivée de nuit également à Kyoto j’ai décidé de me prendre un bon bain,de ne pas me laisser submerger par cette arrivée chaotique et de partir dormir en me disant que demain serait un autre jour!

Et j’ai bien fait!! Alors Kyoto c’est une grande ville, même très grande de plus d’1.500.000 habitants, dans laquelle tous les lieux d’intérêt sont excentrés les uns des autres. C’est également la ville aux 1.700 temples Bouddhistes et 400 sanctuaires Shintoïstes. C’est simple, il y en a partout. Vous pénétrez alors dans cette belle ancienne capitale du japon ou les empereurs du pays résidèrent mille ans durant. C’est vous dire si le berceau du pays se trouve bien ici!
Arrivée fin novembre à Kyoto, l’évolution quotidienne de la couleur des feuilles alimente toutes les conversations. J’ai découvert sur place que la période du Momijigari est presque autant attendue que la floraison des cerisiers au printemps. Oui oui!
Inutile de penser que vous pourrez visiter tout Kyoto, autant être réaliste dès le départ! Il vous faudra alors sélectionner ce que vous souhaitez voir. Bien évidemment pour vous aider dans ce choix deux ou trois lieux sont « incontournables »!
Et le centre ville alors, me direz vous? Et bien vous avez un centre historique et un centre ville contemporain! Une grande artère commençante et des petites rues « à l’ancienne »!
Il est indispensable de prendre au moins une demie journée , voir une journée pour aller se « perdre » dans le centre historique de la ville qui regorge de temples et de petites rues traditionnelles.

Le quartier de Gion

Le quartier de Gion est sûrement le plus connu dans l’imaginaire collectif. Il est passé à la postérité en étant connu comme le quartier traditionnel des geishas . S’il a été construit au Moyen Age pour servir de halte aux voyageurs et visiteurs des sanctuaires il s’est, par le temps transformé en quartier des plaisirs et traditions Japonais.
C’est intéressant de voir comment de très nombreux amalgames sont fait concernant ce quartier ou les Geishas. Je tiens à rappeler que celles ci ne sont en aucun, mais aucun cas des prostituées. Bien au contraire. Le plaisir est ici exprimé comme « le fait de divertir par des talents artistiques » et en rien comme le commerce du sexe.

C’était ici pour moi l’occasion de gouter les okonomyiakis, ces sortes de « pancakes salées ».
J’en ai gouté dans le restaurant de « Gion Tanto » près du canal Shirakawa, qui coule sous ses fenêtres. Il faut se déchausser avant de rentrer. On dépose ses chaussures dans un casier qui se ferme lorsqu’on enlève une planchette de bois portant un numéro. Elle sert de clé pour ouvrir la porte du casier. Soit on s’assoit à des tables basses en tailleur ou face à la cuisine et à ce moment-là, on place ses jambes sous la table. Les plats sont préparés en cuisine et déposés sur une plaque chauffante devant vous pour vous permettre de les déguster tranquillement sans qu’ils refroidissent. Le service est très rapide mais l’attente peut être longue car il y a beaucoup de monde.

Attention dans le quartier de Gion, beaucoup de rues sont désormais interdites de photos.

Les Geishas

Après ma première journée dans Kyoto j’ai aperçu plusieurs Geishas dans le centre ville . La réaction des gens face à ces « créatures » m’a interpelé. C’est comme si tout s’arrêté quand elles passent en ville. Tout le monde les regardes, les gens se donnent des coups de coude comme pour dire « regarde, regarde » une geisha. On leur jète des regards à la dérobé comme pour « ne pas les importuner » mais impossible de ne pas prendre quelques instants pour les voir de plus prêt. Aujourd’hui encore, elles fascinent à un point… Une distance également s’installe. Personne pour se précipiter et faire un selfi ou pour poser des questions. Il y a de fait un réel respect à moins que ce ne soit une réelle incompréhension de ce métier qui en est bien un. Ces moments à coté de geisha m’on trotté dans la tête toute la journée. Mais en vrai c’est quoi une Geisha et pourquoi sans le vouloir ces filles sont associées à de la prostitution?
J’ai voulu savoir. Alors en rentrant ce soir là, au lieu de me remettre « lost in translation » je suis partie chercher des documentaires sur les Geishas et c’était tout à fait fascinant.
Je vais alors vous raconter ce qu’est une geisha et non ce que vous croyez que c’est :) !

À l’origine, le métier de geisha pouvait être exercé aussi bien par des hommes que des femmes. Notez bien que la geisha est maitresse dans plusieurs types d’arts. Et ils sont nombreux… les danses traditionnelles japonaises (notamment celles impliquant le maniement de l’éventail), le chant, la littérature, la poésie, la composition florale ou encore la maîtrise d’instruments traditionnels. Outre le fait de divertir par leurs talents artistiques, les geisha sont également versées dans l’art de la conversation et disposent d’une grande culture générale. On se retrouve bien loin du cliché de la prostituée quand même.
Les geisha ont longtemps incarné le comble du raffinement et sont sans conteste gardiennes de la culture et des traditions japonaises. Aujourd’hui encore, elles sont très respectées et des clients de marque dépensent toujours des sommes astronomiques pour jouir de leur compagnie, le plus souvent dans des ochaya, des maisons de thés. 

Comme vous le savez l’univers des geisha est extrêmement codifié. Visage blanc, kimono traditionnel, chaussures compensées et coiffure très sophistiquée…

« Les apprentis geisha, appelées les maiko à Kyoto, arborent souvent un maquillage marqué. Leur visage est recouvert d’une épaisse couche de poudre de riz blanche, et elles arborent une bouche teintée de rouge. Du noir est aussi utilisé au niveau des yeux et pour redessiner les sourcils. Plus elles gagnent en âge, moins les geisha confirmées, les geikos, sont contraintes de se maquiller. Au-delà de 30 ans, elles peuvent le réserver aux grandes occasions. L’idée est de laisser place à leur beauté naturelle.

Lors de leurs sorties, les geisha portent exclusivement des kimono de soie, fermés par une large ceinture se nouant dans le dos, le obi. La forme du nœud dépend de l’âge de la geisha ; un nœud avec une traîne sera arboré par une maiko, tandis qu’un nœud court, sera plutôt l’apanage d’une geisha plus âgée et confirmée. De la même manière, les couleurs vives et les motifs sont généralement portés des plus jeunes. La tenue est complétée par des chaussettes blanches, les tabi, et des sandales en bois compensées.

Revêtir un kimono est une tâche complexe et les tissus sont lourds. Pour cette raison un habilleur professionnel qui assiste souvent les geisha lorsqu’elles s’habillent. Il s’agit d’ailleurs du seul homme autorisé à pénétrer l’okiya, la maison où vivent les geisha.Les kimonos sont traditionnellement faits à la main et sont d’une grande valeur. Ils coûtent souvent plusieurs milliers d’euros.


Les geisha arborent des chignons traditionnels très sophistiqués retenus par des peignes. Leur coiffure doit être conservée intacte sur plusieurs jours, de ce fait, elles doivent souvent dormir en faisant reposer leur cou sur un objet dédié pour ne pas que leur tête touche le sol, le takamakura.

Les geisha se distinguent par leurs manières. Leur obligation de raffinement à tout instant rend impossible de nombreuses choses comme les déjeuners dans des fast foods, les courses dans certains magasins d’habillement ou dans des supermarchés ou encore le port de sacs en plastique. 

Durant les rencontres avec des clients, elles doivent les divertir tout en gardant une certaine retenue et sans verser dans la vulgarité.
Devenir geisha est un travail de longue haleine et la consécration d’années de travail intensif.

L’ASSIMILATION À LA PROSTITUTION

Le métier de geisha souffre encore aujourd’hui d’une association à la prostitution, surtout en Occident. Pourtant, les geisha ne vendaient et ne vendent toujours pas leurs faveurs sexuelles à leurs riches clients durant leurs rencontres. 

Elles sont garantes de la réputation de l’okiya et ne doivent se distinguer que par leur excellence dans le divertissement.

Plusieurs éléments ont conduit à cette association erronée.

  • Les geisha ont pendant un temps été confondues avec les courtisanes de haut rang durant l’époque Edo, qui excellaient dans la danse et le chant. Quelques similitudes dans leur manière de se vêtir et le maquillage ont contribué à cet amalgame. On notera que l’activité des geisha a été réglementée dès 1779 et qu’elles n’avaient pas le droit de s’adonner à la prostitution ;
  • Au cours de l’histoire, elles exerçaient leur activité dans les mêmes quartiers que les prostituées. Il est arrivé que les deux professions se croisent lors de banquets ;
  • Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses geisha avaient été envoyées dans les usines pour participer à l’effort de guerre. Dans l’intervalle, des prostitués se sont inspirées de leur apparence et de leurs manières raffinées afin de gagner les faveurs des soldats américains. Ces derniers, très friands de celles qu’ils appelaient geisha girls, ont contribué à propager cette idée. Certaines geisha ayant embrassé la voie de la prostitution pendant la guerre ont aussi participé à cette confusion ;
  • Le cinéma et la littérature ont beaucoup participé à rependre un certain nombre de clichés. Le film, Mémoires d’une geisha est souvent cité en (mauvais) exemple ;

Si les geisha se comptaient par milliers au XVIIIe siècle, cela n’est plus le cas aujourd’hui. Moins de 200 jeunes filles se forment ou exercent ce métier à présent. La difficulté de l’apprentissage, l’obligation de sacrifier sa jeunesse, l’impossibilité de fonder une famille ou de se marier si l’on ne quitte pas le métier, l’absence d’intimité font notamment partie des éléments dissuasifs.  

Il est possible d’en apercevoir à Tokyo et à Kyoto, le berceau des geisha. Rendez-vous dans les quartiers de Gion, Pontochô, Miyagawachô, Kamishichiken ou Shimabara pour espérer les voir se hâter entre deux rendez-vous dans la rue. »

Informations du site Vivre le japon .

KIYOMIZU-DERA, KYOTO

Le complexe du Kiyomizu-dera abrite à la fois un temple bouddhique et un sanctuaire shinto. Il fut construit en 780, et rebâti en 1633 après les dégâts causés par un incendie.

Le site de Kiyomizu-dera se « mérite! Après s’être frayé un chemin dans les petites rues marchandes de Gion et effectué l’ascension de la colline d’Higashiyama, à travers les rues commerçantes de la Ninenzaka et la Sannenzaka, la récompense enfin!
Le complexe est immense, d’un rouge vif magnifique! Vous voilà libre de profiter des différents espaces, temples, ou parcs du lieux!
On y vient également pour la vue magnifique sur Kyoto!

Rue commerçante Kyoto

Le palais impérial de Kyoto – KYOTO GYOEN

Le Palais impérial de Kyoto se situe au cœur du parc impérial Kyoto Gyoen de 63 hectares, dans le centre-ville. Il s’agit de l’ancienne résidence de la famille impériale du Japon jusqu’en 1868. Aujourd’hui géré par l’Agence impériale, il se visite ainsi que les autres complexes officiels adjacents.

À l’image de Central Park à New York, le poumon vert de Kyoto est un grand rectangle vert planté au cœur de la ville. Un immense parc permettant une longue balade et plusieurs bâtiments officiels s’y trouvent tels que l’ancienne résidence impériale Kyoto Gosho, le palais Sento ainsi que l’établissement Kyoto State Guest House. A cette période les lacs, ponts et espaces verts se parent de leurs plus belles couleurs d’automne pour des petits havres de paix!

J’ai effectué la visite du Palais impérial qui se trouve au coeur du parc. Celle ci est gratuite et se traduit par un parcours guidé autour des nombreux édifices traditionnels, sans jamais y pénétrer.

Alors assurément Kyoto est à visiter! Complètement différente de Tokyo, beaucoup plus calme et authentique. Ce centre ville regorge de petites rues, temples, sanctuaires à découvrir.
On pourrait y passer des journées entières!
Et puis on y mange également et toujours si bien!

2 commentaires sur « Visiter l'incontournable Kyoto, Gion, ses Geishas, KIYOMIZU-DERA et son centre ville historique »

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